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Le
corps vêtu.
« j’peindrais
bien des beaux nus, mais
personne pour moi veut poser nu, ce n’sont plus des nus nus, j’suis
forcé d’peindre
des nus tout vêtus. » 1
Dans
les cavernes, l’homme éclairait
péniblement son travail de représentation du monde. Des animaux
apparaissaient, scripture de bonne augure pour ses chasses
futures ; mais
le chasseur s’il apparaissait également, le faisait nu, stylisé, à la
façon d’un idéogramme.
L’écriture
naissait, représentant de la
représentation, et le tabou du corps nu avec lui. Toute la peinture a
dû
chercher des justificatifs à l’exposition du corps au regard. S’il
était
nu, il devait renvoyer à la mythologie, ou à des allégories.
Parallèlement,
le corps socialisé, vêtu, s’est
enveloppé d’apanages représentatifs. Que cherchons-nous sous la
représentation du corps, sinon le pur Réel ?
Mais
le Réel est ce qui s’est perdu du fait
de l’apparition du langage, et notre quête est infinie.
Film « par la fenêtre » E.Lorin – Bourvil – Stervel.
1947
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